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Consulter un ostéopathe pour l’allaitement

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De plus en plus de parents consultent de nos jours un ostéopathe pour des problèmes liés à l’allaitement. En effet, il s’agit d’un motif de consultation tout à fait justifié et dont les résultats peuvent parfois améliorer nettement la nutrition d‘un nourrisson.




A partir de quel âge consulter un ostéopathe pour bébé 

Savez-vous qu’il est possible de consulter un ostéopathe pédiatrique dès la naissance ?

En effet, votre praticien spécialisé en pédiatrie aura déjà probablement fort à faire dès les premiers jours pour aider l’enfant. Ainsi, entre la période in utéro, l’accouchement et la période périnatale, beaucoup de choses peuvent déjà engendrer chez le bébé des blocages ou comme on les appelle aussi, des dysfonctions ostéopathiques.

Ces « dysfonctions » sont liées des contraintes de placement, de compressions, d’étirement. Elles limitent notamment les amplitudes de certains tissus ou articulations. Mais également, elles peuvent « irriter » certains nerfs ou limiter l’apport vasculaire sur certaines zones.

Quand l’ostéopathie peut-elle intervenir sur l’allaitement ?

L’allaitement maternel est un acte naturel et merveilleux. Parfois, entre 1 et 5% des femmes n’arrivent pas à nourrir leur enfant pour des raisons médicales ou physiologiques. Pourtant, beaucoup plus de jeunes mamans abandonnent, baissent les bras car la mise au sein du bébé est difficile.

Sous les conseils des sages-femmes, puéricultrices ou conseillères en lactation. Les mamans allaitantes apprendront à utiliser les multiples positions d’allaitement : madone, madone inversée, semi-assise, couchée sur le côté, louve, ou encore en ballon de rugby.

Il est important de prendre du temps pour s’installer confortablement et de manière détendue. Bébé doit être positionné le menton au niveau du mamelon. De plus, la tête doit bien restée dans l’axe du tronc, le ventre du bébé face au ventre de sa mère.

Une fois, l’installation convenant à chacun, réalisée, il faut bien sûr que la lactation et l’expression du lait puissent se mettre en place.

Par malheur, malgré tout cela, bébé peut encore éprouver des difficultés à téter convenablement. De ce fait, la prise de poids est insuffisante, bébé pleure beaucoup, s’énerve. Puis l’enfant saisira mal le mamelon, voire, rejettera le sein au profit du biberon. Ces freins à l’allaitement risquent de ralentir la lactation et contribuer défavorablement à l’arrêt de l’allaitement.

C’est à partir de ce moment-là que les mamans se dirigent vers l’ostéopathie comme dernière aide. 

Pourquoi bébé accepte-t’il le biberon et pas le sein ?

Le mécanisme de succion déglutition du bébé au sein est plus complexe que la tétée au biberon.

Dans un premier temps, la prise en bouche et saisie du mamelon et d’une partie de l’aréole demande une grande ouverture de bouche et que le bébé puisse mettre sa tête légèrement en extension du cou.

Ensuite, les lèvres doivent fermées hermétiquement la bouche. Le mécanisme qui suit est propre à l’allaitement au sein. La langue vient s’appuyer fortement sous le mamelon en formant une gouttière. La mâchoire et la langue effectue un mouvement de recul pour amener le lait dans le fond de la bouche. 

Enfin, un ensemble de muscles du cou et du tronc interviennent pour la déglutition et faire parvenir puis avancer le lait le long de l’œsophage.

La particularité des mouvements, de la coordination et de l’effort demandé par l’allaitement au sein rend ce dernier plus compliqué pour un bébé en difficulté, fatigué ou présentant des « blocages ».

Sur quoi va agir l’ostéopathe pédiatrique lors de l’allaitement ?

Par de techniques douces et adaptées sur les tissus mous et osseux du nourrisson, l’ostéopathe va tester, rechercher et traiter les zones de tension du nourrisson.

On va chercher toutes les dysfonctions qui pourraient perturber le mécanisme de la tétée. A cet égard, le praticien va investiguer la bouche, le palais, les zones du cou, cervicales et tronc notamment à l’étude d’un manque de mouvement. On peut retrouver des restrictions d’ouverture de bouche, une déviation de la langue ou de la mâchoire, de la trachée. En outre, bébé peut être bloqué du cou (tension cervicales, torticolis congénital). On va alors contrôler les muscles de la bouche, de la langue et du tronc.

De surcroît, tous ces mouvements requièrent une intégrité nerveuse des nerfs crâniens. Ces derniers émergent au niveau du crâne par différents trous, dans le passage desquels ils peuvent être comprimés, irrités ou étirés. Par une approche sur le crâne du nourrisson, le professionnel de santé travaillera pour redonner du mouvement et de la liberté aux tissus. Ces nerfs sont également responsables de la sensibilité de la bouche, de la langue ainsi que des reflexes de succion.

Article rédigé par jamaiscinqsanstoi.fr pour allaitemoimaman

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